lundi 14 juillet 2008

Transforming yourself de steve andreas




Ce livre tourne dans sa plus grande partie autour de l’idée de « self concept », ce que l’on pourrait traduire par « idée de ce que l’on est ». On croit que l’on est gentil, intelligent, orgueilleux, pas très attentif. On a une petite collection de qualificatifs qui décrivent les défauts que l’on croit avoir, les qualités dont on croît ou pas être dotés. Ces croyances sont souvent fondées, mais des fois elles sont loin d’être fidèles à la réalité, ce qui est assez contre productif : comme cette femme qui n’ose pas s’affirmer car elle croit qu’elle n’a rien d’intéressant à dire, ou pire, cet homme qui croit savoir conduire un biplan et qui va s’écraser vite fait.



Le souci avec ces croyances inadaptées c’est qu’elles sont quasiment impossible à déraciner même si elles n’ont aucun fondement lorsqu’on s’y attaque par la logique. Ca semble irrationnel, ça se joue à un autre niveau. L’image que l’on a de sois vient de l’expérience, ou du moins de généralisation faites à partir de certaines expériences. La personne qui se croit stupide a en tête une quantité de souvenir où elle s’est comportée de manière stupide, mais dans sa vie elle a fait plein de choses intelligentes, mais ces contre-exemples sont occultés ou jugés négligeables, et la messe est dite. Cette sélection de souvenirs et la manière dont elle est organisée ne rendent pas service à la personne.
Le livre se présente comme une transcription de séminaire (comme une grande partie des ouvrages de PNL). Les chapitres sont généralement structurés de la manière suivante : présentation de la problématique / Objectif, une démonstration ou il présente sa technique par l’action, puis il reprécise de manière plus formelle les outils, et la séquence à utiliser, puis il termine avec des retours et questions réponses qui sont en général super riches en détails instructifs.
Avant de nous donner les outils pour modifier notre « self concept », l’auteur commence par définir un cahier des charges pour éviter de faire plus de mal que de bien. Le but des exercices sera de rendre le « self concept » durable, réaliste, s’adaptant aux retours, inconscient, sans arrogance et qui nous connecte avec la grande famille humaine. On veut éviter d’avoir une idée arrêtée, ce qui nous rend insensible aux retours jusqu’au moment ou l’on ne peut plus se voiler la face et là notre concept tombe en morceau.
Il commence par nous faire observer une qualité que l’on croit avoir. Qu’est ce qui nous rend sur de l’avoir, comment ça se passe dans notre tête. C'est-à-dire , est ce que l’on voit une scène où l’on a la qualité , puis une autre , puis encore une autre, ou est ce que l’on en voit plein en même temps, en couleur ou en noir et blanc. Où ça peut être une voix qui nous le dit, laquelle celle de notre père, notre propre voix, est ce que le son vient de la droite ou de la gauche. Une fois que les sous modalité sont repérées, il propose d’en tester d’autres pour voir l’impact que cela peut avoir sur notre ressentit. Histoire de trouver une structure d’excellence. Il y a une idée qui m’a particulièrement charmé, c’est le classique pont vers le futur, sauf que je n’y avais pas pensé dans ce contexte. Si en plus des super exemples de la qualité dans le passé, on inclue des scènes futures ou l’on manifeste la qualité, le sentiment d’avoir la qualité s’en trouve renforcé.
Puis il s’intéresse à ces qualités que l’on n’a pas complètement. Celles pour lesquelles on a trop de contre exemples. Il est important alors de s’intéresser à ces contre-exemples. Est-ce qu’il n’aurait pas choses en commun, des fois ce sont des exemples d’une autre qualité (dans ce cas là on sort ces exemple de la liste sur laquelle on travaille), ils peuvent aussi nous permettre de définir plus clairement dans quel cadre est ce que l’on a la qualité (je suis très à l’aise pour parler avec les gens avec qui je me sent en confiance, par contre le reste du temps je suis plutôt muet). Il y a la possibilité de transformer purement et simplement certains contre-exemple, ceux des quels on ne peut rien tirer de bon. Qu’est ce que ça veut dire transformer des contre-exemples ? C’est du lavage de cerveau ? Non, non rien de tout ça, il s’agit de tourner une version alternative de la scène remémorée, une version ou l’on se comporte bien mieux. Si c’était à refaire voila comment l’on se comporterait. Ca n’efface pas ce que l’on a fait, mais ça nous aiguille dans la bonne direction, l’histoire ayant tendance à se répéter alors autant que l’histoire soit bonne ! Quand on pense avoir une qualité on s’y accroche et on agis en fonction de ce que l’on croit être, si on se voit comme une personne gentille, et qu’on a la tentation d’agir méchamment on aura écartera plus facilement le vice d’un revers de main.

Après s’être intéressé aux qualités que nous savons avoir à celle pour lesquelles on a quelques réserves, Steve Andrea se penche sur les défauts que l’on croit ne pas avoir et les qualités que l’on croit ne pas avoir. Comme précédemment le plus gros du travail se fait au niveau des sous modalités, avec un apport du recadrage.
Mais il y a quelques idées qui m’ont frappé dans ces parties c’est que lorsque l’on se définit comme, par exemple, non méchant (n’ayant pas un défaut en particulier), ça n’avait pas du tout le même genre de conséquences que de se définir comme gentil (en tout cas pour la plus part des participant). C’était plutôt source de refoulement qu’autre chose. Ce n’est pas la qualité qui occupe notre esprit mais le défaut, il nous freine dans nos actions, nous faisant éviter l’action inappropriée, alors que lorsque l’on a changé de définition en se voyant comme ayant la qualité contraire, ça nous donne un but vers lequel tendre. C’est bien plus motivant.




Une autre idée géniale c’est à propos des qualités que l’on croit ne pas avoir. Quand on est persuadé que l’on n’aura jamais une qualité, notre regard à son sujet change. Ça nous amène souvent à nous comparer aux gens qui ont la qualité, à nous sentir inférieur, à nous sentir étranger, sans rapport avec ces gens là, ça peut mener même à du ressentiment. Si par contre , on se dit que l’on pourrait avoir la qualité plus tard, on se sent moins séparé des gens qui l’ont , bien au contraire ils deviennent source d’inspiration, et nous , nous sommes motivés dans la bonne direction.

La sélection des souvenirs, les sous modalités , ce sont de choses que l’on fait automatiquement, ce travail inconscient même animé des meilleures intentions a souvent besoin de réajustement. Ces procédures ont été déterminée à un moment de notre vie ou elle semblait adaptée mais depuis nous avons changé, tout comme les conditions autour de nous. Un livre comme « transforming yourself », permet d’ouvrir nos options, d’ajouter à nos programmations par défauts d’autres qui peuvent être plus adaptée. C’est le but de la plus part des ouvrages de PNL, nous rendre plus flexibles rajouter des cordes à notre arc, ce n’est pas de faire du lavage de cerveau, on n’écrase pas les contre-exemples, les mauvais souvenirs, on ajoute d’autres modèles qui nous aident à aller dans une direction mûrement réfléchie.



Ce livre est un bon achat, les idées et les exercices proposés sont très intéressants. Tout de même, le premier gros défaut du livre c’est qu’il est en anglais et que pour l’instant il n’a pas été traduit en français. A un niveau purement théorique il est intéressant, par contre pour le mettre en pratique il faut avoir une expérience conséquente sur le travail sur les sous modalités, et à mon avis il vaut mieux avoir lu : « un cerveau pour changer » de richard Bandler et aussi tant qu’on y est « change your mind, and keep the change » du même auteur, coécrit avec sa femme Connirae. Autre chose, si vous avez envie de faire les exercices proposés, il vaut mieux le faire accompagné, ce qui évite de bâcler des parties qui ne nous intéresse moins mais qui restent essentielles pour rendre le travail durable et positif.

dimanche 30 décembre 2007

Motivé !!!

Motivation
Il me semblait très important de parler avec les élèves de motivation. J’ai fait une séance avec mes deux classes de quatrième ou j’ai essayé de proposer l’essentiel de ce que je savais sur le sujet d’une manière la plus accessible possible.
Le cours a été filmé et découpé en 6 segments
1) la force de l'habitude vision à court terme / vision à long terme
2) comment casser une habitude (augmenter son seuil de conscience , créer une habitude alternative en utilisant l'imagination)
3) l'importance de trouver du plaisir dans l'action juste (l'action pour laquelle on veut se motiver)
4) certaines experiences (fondatrices) vont nous faire aimer (ou pas) certaines matière ... coup du sort devant lequel nous sommes impuissant ???
5) exemple type de stratégie à éviter : la stratégie d'évitement lol (qui peuvent devenir rapidement handicapantes et dont les effets secondaires peuvent être surprenants)
6) comment dépasser les premières impressions et développer son interet pour une matière ?





PS : en discutant avec des parents d’élèves durant la réunion parent professeurs j’ai pu avoir un aperçu de ce qui motivait la plus brillante de mes élèves. Elle s’amuse. Elle prend les exercices de mathématiques comme des jeux, des minis énigmes. Ainsi elle peut faire son travail et plus avec plaisir. Les exercices en eux même sont les mêmes, mais c’est son point de vue, ça manière de les voir qui lui confère un avantage monumental. (souvent notre capacité à utiliser nos ressources, notre capacité à profiter de ce que la vie nous propose est en grande partie conditionnée par nos croyances, le regard subjectif que nous jetons sur le monde qui nous entoure … fatalité … je ne pense pas, pour les adultes qui sont intéressé par le sujet je vous conseille la lecture de « le recadrage » de Bandler et Grinder )

dimanche 18 novembre 2007

séance de méthodologie 2

Les deux méthodes que l’on vient de voir, sont un peu contraignantes. La dernière méthode demande plus d’entraînement mais elle est extrêmement efficace pour se mettre rapidement et discrètement dans un état donné, de plus elle est plus fine. C’est la méthode de l’ancrage.

Cette méthode, on l’utilise sans le savoir et souvent pour faire n’importe quoi. Si vous avez un problème avec un de vos camarades et qu’à chaque fois qu’il est là ça se passe mal, au bout d’un moment à peine vous le voyez vous vous sentez mal. Pour d’autre sa sera à peine vous entendez sa voix vous vous sentez mal. Autre exemple, votre meilleur(e) ami(e) s’est acheté un bijoux ou un vêtement que vous trouvez ridicule ou moche, au bout d’un moment vous vous mettez à apprécier l’objet en question. Ce qui se passe c’est que vous associez à un stimulus un état d’esprit. Sensation désagréable pour la voix ou le visage de votre ennemi, sensation agréable à la vision de l’objet de votre ami(e). Le cerveau associe naturellement l’émotion et les circonstances qui ont provoqué l’émotion, c’est automatique et involontaire en général, mais comme on connaît le mécanisme on va pouvoir l’utiliser à notre avantage.
L’idée c’est de créer une association profitable. Pour briller scolairement on a besoin de bien être attentif en classe, de bien apprendre, et d’être suffisamment détendu pour pouvoir réutiliser nos connaissances à l’oral comme à l’écrit. Ça fait trois états d’esprits, un peu beaucoup donc on va simplifier, on va ancrer une forte sensation de bien être. L’idée ça serait de faire coïncider une forte sensation de bien être avec un stimulus que l’on pourrait utiliser n’importe quand, donc un stimulus discret.




Exercice 3
Commencez par noter sur une feuille un maximum de souvenirs de moments de joie, de bonheur, de détente. Vous pourrez compléter la liste à mesure que d’autres souvenirs vous reviendront à l’esprit. Au moins trois fois par jour, repensez à un de ces moments de bonheur, et quand vous êtes bien au sommet de l’émotion, touchez votre cuisse droite avec votre main droite (on peut faire l’encrage partout ailleurs, mais si on le fait ainsi, on pourra y acceder discretement). Et là vous créez une association, un ancrage. Quand vous êtes un peu déprimé vous pouvez tester votre ancrage et là le bonheur va effacer la déprime. Attention l’ancrage c’est comme recharger une pile, quand on l’utilise elle se vide.



Conclusion : on peut accéder très rapidement à nos ressources en utilisant des ancrages.

mardi 30 octobre 2007

Transforming yourself de steve andreas

j'ai fait une fiche de lecture d'un livre trés intéressant ... mais il sort du cadre pédagogique, il ne parle pas de méthodologie mais plus de thérapie et de développement personnel. donc vous ne la trouverez pas sur le site. J'ai fait deux versions de cette fiche : une vidéo et une word (qu'il faudra me demander par mail)

lundi 8 octobre 2007

cours de méthodologie n°1

J’ai eu l’occasion de faire mon premier cours officiel de méthodologie avec les 4d la semaine dernière. Dans l’article vous trouvez mon texte de préparation , c’est la base à partir de laquelle j’improvise. Le rendu final est influencé par les feed back (retours) des élèves.
Au milieu de l’article il y a une vidéo de la partie du cours dédiée à la boucle physiologie / émotion.
A la fin, il y a un résumé des points importants , et un petit aperçu du cours suivant.

Méthodologie n° 1: Un état d’esprit approprié

Lorsque l’on apprend (ou que l’on fait une autre activité), notre efficacité dépend de bien des facteurs. Par exemple, si l’on manque de sommeil notre rendement risque d’être amoindri. Un autre élément est l’état d’esprit. Quand on s’ennuie, on ne retiens pas grand-chose, quand on est préoccupé par des problème c’est la même chose, par contre on est capable de miracle quand on est vraiment motivé, dans le bon état d’esprit (se souvenir de matchs, de territoires dans des jeux vidéos, d’histoire ou de dialogue de films, de paroles de chansons, etc. )
Pour beaucoup l’état d’esprit est quelque chose que l’on ne contrôle pas, c’est une réaction à ce qui est autour de nous. Vivre nos états intérieurs de manière passive est une option, certes, mais il y en a d’autres.


Exercice 1
Fermez les yeux, et imaginez vous dans la salle d’attente du dentiste. Vous entendez derrière la porte le bruit de la molette qui rentre dans les dents. Vous pouvez sentir d’ici, cette odeur typique de chez le dentiste. Poursuivre éventuellement la narration.
On arrête, on ouvre les yeux, on souffle, désagréable non ? Maintenant on va en faire un autre mais agréable cette fois ci. Vous êtes allongé à la plage, les yeux fermés. Le soleil tape, mais vous êtes sous le parasol. Il y a juste votre pied droit qui dépasse, pied droit qui a très chaud d’ailleurs. Vous pouvez entendre le bruit des vagues au loin. Ça vous relaxe. A côté de vous il y a une glacière, vous savez que vous avez emporté votre glace préférée, vous ouvrez la glacière, prenez la glace, vous la regardez bien puis vous déchirez son emballage. Vous pouvez la sentir, c’est super car vous adorez ce parfum. Vous en croquez un morceau, c’est froid, c’est délicieux.


Commentaire / feed back
Certains d’entre vous on réussi a sentir l’odeur de la glace, d’autres on réussi à la voir, certains on réussi à entendre le bruit des vagues, parmi ces perceptions certaines vous ont peut être échappé, c’est normal, vous êtes tous différents pour ça, et on en reparlera plus tard. Par contre normalement vous vous êtes tous retrouvés dans un état désagréable pour la première phase et un état très agréable pour la seconde, pourtant à chaque fois vous étiez en classe en train de m’écouter. La situation extérieure n’était pas si différente.

Conclusion : Ce, à quoi, vous pensez influence très fortement votre état d’esprit.


Maintenant nous allons voir encore deux manière d’influencer notre état intérieur : les attitudes et les ancrages. Vous avez tous remarqué que lorsque l’on a un état d’esprit donné notre corps se comporte différemment. Mimer la joie, la dépression, la colère , puis assis sur une chaise , l’élève intéressé, celui qui s’en fout … On se tient de manière différente, colonne vertébrale, port de tête, respiration, débit et ton de voix. Ca tout le monde en a conscience, par contre le contraire est aussi vrai, si l’on change la manière dont on se tient rapidement l’état d’esprit se modifie.


maîtrise émotionnelle (physiologie)
envoyé par dimension-k-m


Exercice 2
C’est un exercice que l’on fait mieux lorsque l’on est à deux. Il est à faire à la maison ou à la rigueur, en binôme si on est en petit effectif.
Vous pouvez faire la première partie de cet exercice avec un ami, ou avec un de vos parents. C’est une partie d’observation. Il y a une personne qui se met dans un état d’esprit, ou qui expérimente une émotion, l’autre va observer les modifications : comment évolue la respiration ? (Plus rapide, est ce que la personne se met a respirer avec le ventre ou avec le thorax) Comment évolue votre posture (voûté, droit, cambré) (menton bas ou relevé) , l’expression de votre visage (mâchoire vissée ou relâchée, sourcils froncés ou détendus), les épaules. Tous ces détails sont à écrire sur une feuille c’est une partie de la carte d’identité de l’émotion observée. (En faire au moins trois, un état paisible et joyeux, un autre ou l’on se sent mal et stressé, tant qu’on y est un état attentif/ intéressé)
La deuxième partie de l’exercice c’est pendant 3 minutes chrono vous changez votre attitude pour prendre celle d’une émotion (dont vous avez la carte d’identité) assez éloignée de celle que vous éprouvez quand vous commencez l’exercice. Soyez attentif à vos changements d’humeur, vous noterez si ça a : pas trop, bien, très bien marché.

Conclusion : La manière dont on utilise son corps a un impact sur notre état d’esprit.


Résumé :
Pour améliorer tes performances (rapidité, efficacité, qualité), il est utile d’avoir une bonne maîtrise de tes émotions (pour éviter : panique, trou noir, découragement, stress, agitation). L’imagination et le contrôle de la physionomie sont deux des nombreuses voies qui s’offrent à nous pour cela.
- En focalisant sa pensée sur des choses positives, des moments heureux, des moments où on a été performent, l’état émotionnel s’améliore et les ressources sont plus accessibles.
- En changeant la manière dont on utilise son corps (par exemple en respirant plus lentement et profondément) on peut améliorer son état intérieur (lutter contre le stress par exemple).

Prochaine séance :
La mémoire : – ancrages – créer des liens – les vertues de la répétition
Le langage secret de notre cerveau : sous modalités